Salon Femmes br@nchées 89 : Stephanie Loveless + Erin Gee

Le jeudi 5 avril 2012, 19h

4001, rue Berri (coin Duluth) espace 201
Entrée : 5$ ou *GRATUIT* pour les membres.
Hors d’œuvres et rafraîchissements seront servis.

Dans le cadre du Salon Femmes Br@nchées #89, Studio XX est fier de présenter les artistes Stephanie Loveless et Erin Gee, proposant une soirée de présentations d’artiste ainsi que d’un concert autour du thème de l’art sonore. Stephanie Loveless présentera le résultat de sa résidence qui a eu lieu du 9 janvier au 2 mars 2012 au Studio XX, un projet sonore à canaux multiples incluant des expérimentations vocales, et l’artiste Erin Gee présentera son travail ainsi que des extraits musicaux et sonores de ses oeuvres.

Stephanie Loveless :
Dans le cadre de sa pratique créative, Stephanie Loveless transforme numériquement ses enregistrements sonores, et imite vocalement les résultats, en tentant de donner corps à une variété « d’autres ». En 2009, elle transforma cette méthode de recherche vocale des chanteuses/chansons icônes du 20ième siècle en voix et « chansons » de créatures non-humaines, avec l’intention ludique – pour autant sérieuse – d’explorer les limites entre la subjectivité humaine et non-humaine.

Durant sa résidence au Studio XX, elle a fait l’exploration des « voix » de membres de trois différentes espèces indigènes à Montréal (le corbeau, le grillon et l’érable), ainsi que documenté sa recherche dans une série d’études sonores à canaux multiples.

Attentive aux penseurs tels que Deleuze et Guattari, au travail de Donna Haraway portant sur la co-habitation éthique des humains et des non-humains, ainsi qu’aux histoires de science-fiction féministes de l’écrivaine Ursula K. Le Guin, elle veut amener une attention particulière ainsi que créer des liens affectifs avec la vie non-humaine qui nous entoure.

En créant et étudiant des enregistrements d’espèces telles que les érables, les grillons et les corbeaux – en les ralentissant et en performant avec eux, en imaginant comment ils voient et ressentent et en utilisant cette recherche pour créer numériquement des espaces sonores, elle espère ainsi ouvrir sa propre perspective, et ce, de manière subtile, à leurs mondes respectifs.

Erin Gee :
Erin Gee est une artiste originaire de Regina, en Saskatchewan, qui s’intéresse à la culture numérique à travers les voix humaines au sein des corps électroniques. Travaillant en vidéo, performance, robotique et art audio, son travail se caractérise par l’utilisation particulière d’un référencement historique qui enveloppe les récits du passé dans des avenirs possibles.

Le travail de Gee a été présenté dans le cadre d’expositions collectives en Amérique du Nord ainsi qu’à l’étranger, et plus récemment dans des lieux tels que TACTIC, à Cork, Irlande (2011), La Centrale, À Montréal (2011), et Arcade Gallery, à Chicago (2010). Gee a effectué des performances au Powerhouse Museum de Sydney, Australie (2011), à la MacKenzie Art Gallery de Regina (2011), et au Deep Wireless Festival of Transmission Art de Toronto (2011). Gee a été artiste en résidence à l’institut MARCS de l’Université Western Sydney en 2011 suite à l’invitation de l’artiste en arts médiatiques Stelarc. S’agissant de son travail en composition musicale, Gee a été présélectionnée au sein du concours international électro-acoustique de Bourges (2009). Son travail a fait l’objet de critiques et a été publié dans des publications telles que : WIRE : Adventures in Sound and Music, POIESIS : Journal of the Arts & Communication, ainsi que la revue électronique sur la culture numérique Vague Terrain. En tant qu’écrivaine, elle a publié des articles dans le journal Canadian Electroacoustic Community, eContact!, et elle a présenté des communications dans plusieurs conférences sur l’art sonore et les nouveaux médias. Gee est membre fondatrice de Holophon, un collectif de commissaires en audio basé au Saskatchewan.

Gee a reçu plusieurs récompenses du Conseil des arts de la Saskatchewan, ainsi que du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Elle voudrait ainsi remercier ces deux organismes pour leur soutien. Gee vit et travaille actuellement à Montréal, et étudie dans le programme de maîtrise Open Media de l’Université Concordia.

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